samedi, mai 02, 2009

Les Mille et Une Nuits.

"Les Mille et une nuits représentent depuis leur forme primitive, un livre structurellement ouvert. Elles forment une suite qui pourrait continuer indéfiniment. Cette interprétation est confirmée par Borges qui en parle comme d’un livre inépuisable où l’on ajoute le singulier à l’innombrable, "une nuit à l’infini des nuits"

"l’apparition d’un nouveau personnage entraîne immanquablement l’interruption de l’histoire précédente, pour qu’une nouvelle histoire, celle qui explique le "je suis ici maintenant" du nouveau personnage, nous soit racontée. Une histoire seconde est englobée dans la première ; ce procédé s’appelle enchâssement"

"on pourrait définir le mythe de Shéhérazade comme l’évoque Yourcenar, mythe dont elle s’inspire aussi, c’est-à-dire "comme une espèce d’admirable chèque blanc sur lequel chaque poète, à tour de rôle, peut se permettre d’inscrire le chiffre qui lui convient."


S'inventer ses propres séquences imaginaires, c'est inventer sa propre liberté, c'est chercher son je véritable par des jeux. Sheherazade "l'autre" parmi "eux" ? oui très probablement. Et vous aurez compris pourquoi son histoire des mille et une nuits se poursuit à l'infini. Sheherazade ou bien Shahrzad est une schizophrène et une autiste légère. Il est vraiment étonnant que nous soyons les premiers à dire cela!